Choisir une selle

PROLOGUE

 

CONNAÎTRE SON BUDGET

Pour le cavalier qui cherche une selle, la première règle à respecter est de connaître son budget.

-Moins de 1000 €, pour une selle en promotion.
-De 1000 à 2000 €, pour une selle neuve de série, suivant modèle et sur commande.
-4000 €, pour une selle sur mesures.
-5000 €, pour une selle western.

M’indiquer un budget ne signifie pas que je proposerai systématiquement les modèles correspondant au maximum de ce budget.
Si j’estime qu’une selle de prix inférieur peut convenir au cheval, au cavalier, et répond aux nécessités de l’utilisation envisagée, je la proposerai prioritairement.
En d’autres termes, je propose toujours ce qui me parait le meilleur dans le budget qu’on me donne.
Dans cet esprit, les promotions sont très souvent une option intéressante pour le cavalier.

 

CONNAÎTRE LES CHEVAUX, L’EQUITATION ET LA SELLERIE

La deuxième règle devrait être d’avoir une connaissance suffisante des chevaux, de l’équitation et de la sellerie pour pouvoir choisir seul une selle.
Pour ces cavaliers, les indications relatives aux différents modèles, aspect, tailles, dimensions, options, etc, sur chaque page du site sont suffisantes.

Pour les 99% restants, il faut apprendre (Une cavalière me disait un jour qu’elle « voulait savoir, mais pas apprendre »; à part être visitée par le St Esprit, je ne vois pas trop…).

Pour apprendre, il faut commencer par lire ce qui suit (entre autres choses), me consulter éventuellement, et expérimenter.

Pour ceux qui ne veulent pas apprendre, il reste le hasard, la chance, la prière au St Esprit sus-mentionné, et surtout, d’avoir des chevaux solides.

 

CONSULTATIONS CHEVAL-SELLE-CAVALIER

Le but d’une consultation est de proposer une analyse de la morphologie et de la locomotion du cheval en main et monté, de l’équitation du cavalier, et de définir la géométrie de la selle nécessaire au bon fonctionnement du couple quelle que soit la discipline pratiquée.

Le coût de la consultation est de 100 euros par cheval et par cavalier, la durée de 2 à 3 heures.

Les consultations se déroulent chez moi.

Que ce soit en consultation ou d’après photos, je ne cherche pas à vendre à toute force. Il m’arrive de dire que je ne peux rien pour le cheval ou le cavalier…
En revanche, quand je conseille un modèle, ça signifie que j’ai la certitude que je serais capable de l’utiliser avec le cheval considéré sans aucun problème.
La suite appartient au cavalier…

 

SELLES HUGUES PETEL :  LE CONFORT RELATIONNEL

Je n’ai jamais blessé un cheval.

En 40 ans, sur des milliers de kilomètres de promenades, de longues randonnées, de courses d’endurance de tous niveaux, de dressage (à part les miens, je n’ai jamais vu un cheval d’endurance ou de randonnée capable d’enchaîner reculer en serpentine, galop, série de changements de pieds, reculer, etc), je n’ai jamais blessé un cheval.

Et je ne suis pas un grand cavalier. Alors, pourquoi ?

Parce que j’ai créé les selles au plus grand confort relationnel qui existent.

Tous les cavaliers cherchent le confort pour eux et leurs chevaux, et peu savent qu’il passe par la relation générée par la selle.

Il ne suffit pas qu’une selle soit « à la taille » de l’un et de l’autre pour que le confort soit présent, ni même « sur mesure » (j’ai monté beaucoup de chevaux différents, et je n’ai jamais fait pour aucun d’eux de selle sur mesure…Mais si un cavalier en veut une, il suffit de débourser 4000 €).
Et un mauvais cavalier blessera son cheval même avec une selle sur mesure…

Le confort qui assure bien-être et longévité au cheval comme au cavalier, que l’on soit promeneur, voyageur, endurant, ou dresseur, est une construction permise par la locomotion du cheval donnée par le cavalier et transmise par la selle.

Le confort est la position juste du cavalier qui entraîne la locomotion juste du cheval qui à son tour assure le confort du cavalier.
Le confort est un cercle relationnel vertueux.

De plus, dans une époque où le grand public a un regard de plus en plus critique sur le monde équestre (parfois avec raison, parfois aussi par ignorance anthropocentrique), où l’équitation sera bientôt perçue comme une maltraitance animale (vaste question…), où tous les professionnels devront justifier de « bonnes pratiques », où blesser un cheval, même involontairement, sera bientôt un délit punissable par la loi (ce qui est déjà le cas si la maltraitance est avérée volontaire), il est peut-être judicieux de se demander pourquoi des cavaliers blessent les chevaux, et d’autres, non.

Assises de la filière équine, jeudi 7 novembre 2019, à Angers:
« L’affaire est suffisamment importante pour que le Barreau de Paris s’en saisisse : Me Blanche de Granvilliers, cavalière à Maisons-Laffite, est avocate spécialisée en droit équin. « Plus les professionnels se saisissent de la question du bien-être du cheval, plus ils ont raison. La question ne doit pas seulement concerner les associations animalistes. Les progrès de la science ont montré que les animaux sont des êtres vivants et sensibles, pas des machines : la société s’est saisie de la question. Je ne crois pas qu’on interdira un jour de monter à cheval. Je crois qu’il faut apprendre à monter autrement ». »

Moi, ça fait 25 ans que j’ai compris qu’il faut monter autrement, et que je fabrique les selles en conséquence.

 

 

QUELQUES DONNÉES ÉLÉMENTAIRES SUR LA SELLE

Aujourd’hui, la plupart des cavaliers qui cherchent une selle sont conscients de la nécessaire adaptation de la selle à la morphologie du cheval.
Peu en revanche savent l’influence de la locomotion sur le développement morphologique, et moins encore celle de l’équitation pratiquée sur la locomotion et donc sur la morphologie.
Toutes disciplines confondues, les cavaliers connaissant l’impact direct de la selle sur l’équitation pratiquée, par les deux facteurs essentiels que sont la position et la transmission, sont une infime minorité.
Les selliers sont malheureusement encore moins nombreux, ceci expliquant cela. Si tous les selliers proposaient des selles justes (on verra plus loin ce qu’est une selle juste), les cavaliers, même ignorants en équitation, auraient au moins un ressenti juste qui aurait quelques chances de les conduire à une équitation juste, c’est-à-dire efficace, économique de moyens, précise, discrète et préservatrice du cheval comme de l’humain, que ce soit en promenade, en endurance, en voyage, en dressage ou en équitation de travail.
On en est très loin, et c’est pourquoi ces lignes s’adressent autant aux jeunes selliers qu’aux cavaliers. Si elles contribuent à l’avancée de la connaissance et au bien-être des chevaux, je n’aurai pas perdu mon temps.

Je précise que ce qui va suivre ne concerne que les pratiques équestres où le cavalier est en contact avec la selle. Je ne traite pas de la sellerie propre à des disciplines comme l’obstacle, la course sur hippodrome, la voltige, etc, qui ont leur légitimité mais qui ne m’intéressent pas sur le plan relationnel avec le cheval, et pour lesquelles je ne fabrique donc pas de selles.
Ce que je vais décrire et conseiller ne vient pas ex nihilo.
C’est le résultat de décennies d’équitation avec tous types de selles, de lecture de 100 ou 150 livres sur le sujet, et d’une vie avec les chevaux.

 

Partons donc de la morphologie du cheval.

 

CHOIX DU CHEVAL

Le choix du cheval doit mettre en correspondance les morphologies du cheval et du cavalier.
Comment s’étonner, dès lors qu’on mesure 1,75 m et/ou pèse 80 kg de « ne pas trouver de selle qui va » si on a choisi un poney d’1,3 m et 200 kg ? Le sellier ne peut rien contre ce type d’incohérence.
Personnellement, je n’ai pas la solution pour fabriquer une selle de 35 cm de long côté cheval avec un siège de 42 cm pour le cavalier…

 

POSER LA SELLE SUR LE DOS DU CHEVAL

La zone qui nous intéresse ici directement est l’endroit ou repose la selle, à savoir les muscles situés de la verticale du creux de l’épaule jusqu’aux lombaires.
La selle doit être posée derrière les épaules, pour que l’avant des panneaux s’inscrive dans le creux entre l’épaule et le garrot.
Ce qui compte est le dos, et non la largeur des épaules. Un cheval peut être « éclaté » devant et avoir le garrot sorti et fin, il suffit de ne pas le monter comme un bodybuilder…
Monté dans le bon sens, un jeune cheval ne va pas épaissir son garrot, mais l’affiner, tout en acquérant du muscle en avant-main et en arrière-main.
« Muscler le dos du cheval », volontairement ou pas, est un non-sens équestre.
Pour ma part, j’ai toujours monté mes chevaux avec la même selle, du débourrage jusqu’à leur retraite… et des milliers de km d’endurance, de randonnée et du dressage ne leur ont jamais élargi le garrot.

On peut aussi tordre le cou à une théorie qui veut que la selle n’aille pas au-delà de la 17ème dorsale, sous peine de blesser immanquablement le cheval. Quiconque connaît la plupart des selles de travail de par le monde et connaît la structure musculaire et osseuse du rachis sait qu’une selle peut aller jusqu’aux lombaires sans dommage si elle est correctement construite et utilisée. On remarquera d’ailleurs que cette théorie est véhiculée principalement par des selliers ou des cavaliers qui ne connaissent que la selle anglaise (il est tristement humain de prétendre que ce que l’on ne sait pas faire ou utiliser est mauvais…), laquelle est conçue sur une arçonnerie – qu’elle soit fabriquée en France ou ailleurs- qui ne permet pas une longueur conséquente sans générer de désordres du fait de la position aberrante du cavalier qu’elle engendre.
J’entends également parfois dire qu’une selle ne va pas parce qu’elle touche les épaules… Heureusement, sinon je ne vois pas bien comment elle ne partirait pas sur l’encolure ! Il suffit de voir ce qui se passe avec les animaux cylindriques, ânes ou mules, par exemple.
Je rappelle que la structure trapézoïdale des épaules fait que le scapulum s’efface en grande partie sous la base de l’arcade avant quand l’antérieur est au soutien, c’est-à-dire alternativement à droite et à gauche à chaque foulée de pas, soit deux fois par seconde… (et on remarquera que l’arcade avant en forme de compas des arçons des selles type anglais est une entrave manifeste à cette nécessité d’effacement!).
Le cavalier d’extérieur perspicace comprendra dès maintenant qu’il lui faudra dresser son cheval de manière à ne pas le plier, l’incurver continuellement, pour ne pas générer de pression latérale artificielle sur le garrot, mais au contraire l’éduquer dans le droit (« calme, en avant et droit », ce n’est pas nouveau…), c’est-à-dire par la cession de mâchoire, la rêne externe, les effets latéraux et le reculer. Mais ceci est une autre histoire…

 

LE SANGLAGE

L’ajustement du sanglage, important, est très simple.
La selle étant en place sur le dos, sangler ne doit pas modifier sa position.
Quoi que l’on essaye de faire, la sangle ira toujours au passage de sangle, de sorte que l’ensemble selle-sanglage-sangle aille à la circonférence la plus courte du tronc du cheval.
Il faut donc, pour que la selle reste en place, une triangulation avec 75% de la tension sur le sanglon avant à la verticale du passage de sangle.

Ces généralités étant dites, deux critères sont à prendre en compte pour le choix de la selle relativement au cheval ; la forme du dos et largeur du garrot.

 

FORME DU DOS

Le dos, plus ou moins creux, plus ou moins tendu, indiquera le galbe minimal de la selle.
La selle pourra être posée sans tapis dans un premier temps pour s’assurer de l’adéquation de son galbe au dos, puis avec le ou les tapis qui seront utilisés compte tenu de la sensibilité dermique du cheval.
Un cheval à la peau fine et fragile ne demandera pas le même tapis qu’un animal rustique.
Par ailleurs, beaucoup de chevaux creusent le dos montés par le cavalier, et il vaut donc mieux trop de galbe que pas assez.
A l’inverse, quiconque a un peu voyagé aura remarqué que le cheval bâté monte le dos en marchant, et tourne sans s’incurver (oserait-on en déduire que la plupart du temps le cavalier gène le cheval…?), et qu’on appréciera donc le galbe du bât différemment de celui de la selle (sauf pour les cavaliers, s’il y en a, dont les chevaux de bât sont bauchérisés; mais c’est aussi une autre histoire).

Essayer une selle sans tapis, ou un bât sans tapis et sans panneaux, n’est rien d’autre qu’une indication préliminaire et visuelle (personnellement, je m’en passe), qui a sensiblement le même intérêt qu’essayer une voiture sans moteur et sans roues: c’est intéressant intellectuellement, mais ça a autant de chance de fonctionner…

 

LARGEUR DU GARROT

Pour quasiment tout le monde, déterminer la largeur du garrot, quel que soit l’outil de mesure employé, donne ipso facto l’ouverture de l’arcade avant de la selle (de la même manière que des bottes de 42 devraient aller à un cavalier qui chausse du 42). Si le cheval était un être statique, cette prise de mesure, importante (je ne dis pas nécessaire, quelques très bons cavaliers s’en dispensent sans problème, mais c’est un sujet beaucoup plus complexe que ces quelques propos généraux) suffirait, mais elle est souvent insuffisante (je ne dis pas toujours, certains chevaux ont des formes de garrot qui exonèrent de plus longues investigations), et c’est ici que la locomotion est à considérer.

Avant cela, dès que le cavalier met le pied à l’étrier, une évidence apparaît : les chevaux à garrot noyé sont toujours problématiques. Avant même de bouger, l’absence de garrot sorti compromet la stabilité de la selle et nécessite de sangler à outrance et d’utiliser collier de chasse et/ou croupière.

Pour un cavalier, choisir un cheval sans garrot est grandement se compliquer la tâche… Et là encore, le sellier n’y pourra pas grand-chose, on n’empêche pas une selle, même « sur-mesure », de tourner sur un cheval rond (il est possible, pour un cavalier érudit, de « sortir » le garrot d’un cheval de plusieurs cm en quelques années, mais c’est un autre sujet…).

En observant les garrots épais, on remarquera l’existence d’un muscle de part et d’autre des apophyses -là où porte la base de l’arcade avant de la selle-, le trapèze thoracique, qui se contracte -et donc accroît son épaisseur- à chaque fois que l’encolure du cheval s’incurve du côté considéré, ou à chaque fois que l’antérieur est au soutien.
C’est d’autant plus le cas si le cheval a une locomotion tête en l’air et dos creux, locomotion innée ou acquise ou renforcée par le cavalier.
On trouve cette morphologie à trapèze thoracique épais dans toutes les races, atténuée ou amplifiée par l’équitation pratiquée.
Par exemple un Quarter au garrot épais qui évoluera tête basse en extension d’encolure -type attitude de cutting- aura peu ou pas de problème, un Lusitanien au garrot idem monté en dressage de manière à lui fléchir les postérieurs s’en sortira peut-être, alors qu’un Arabe d’endurance monté « en poussant-tirant » par son cavalier va droit aux dorsalgies.
Cette contraction alternative des trapèzes thoraciques deux fois par foulée est à l’origine de 90% des apparitions de poils blancs au garrot par compression excessive des capillaires sanguins. Le cas, heureusement peu fréquent, d’aggravation jusqu’au « mal de garrot » peut arriver.

D’une manière générale, on considère que la pression sur le garrot, continue ou répétitive, sera nocive si la pression générale de la selle, compte tenu des épaisseurs et densités des panneaux et du ou des tapis dépasse 80 g/cm2. C’est une donnée à prendre en compte par les selliers dans la fabrication de la selle, et à savoir évaluer par le cavalier pour le choix du tapis devant équiper une selle et un cheval déterminés.

 

POSITION DU CAVALIER

C’est du côté du cavalier qu’il va falloir se pencher pour résoudre le problème de la pression continue ou répétitive de la selle sur les trapèzes thoraciques, en la rendant aussi discontinue et non répétitive que possible.
La solution passe d’abord par la fixité du cavalier, rendue possible par la géométrie du siège et le rapport entre son creux et l’étrivière, et subséquemment par quelques techniques équestres élémentaires, pour aller plus loin.

Sans entrer dans les conditions anatomiques et équestres qui la sous-tendent (ces quelques lignes ne sont que des indications de base, pas un traité sur la sellerie ou l’équitation), tout sellier ou tout cavalier devrait connaître la règle fondamentale suivante de la selle juste :
LA DISTANCE ENTRE LE CREUX DU SIÈGE ET L’ÉTRIVIÈRE NE DOIT JAMAIS DÉPASSER 8 CM.
Elle peut être inférieure pour certains cavaliers, mais son dépassement engendrera toujours une diachronie entre le cheval et le cavalier, donc une position erratique (communément dite « avoir le cul dans la brouette ») et une équitation fausse.
Une distance trop importante entre le creux du siège et l’étrivière, donc un déficit de verticalité pour le cavalier, engendre autant de dorsalgies pour le cheval par manque de fixité(et souvent un inconfort patent pour le cavalier, avec douleurs articulaires à la clé) qu’une selle inadaptée.
On pensera par exemple aux selles anglaises ou western « trop longues », où le cavalier est assis contre le troussequin avec les pieds sous l’arcade avant… et aux chevaux avec du poil blanc au garrot et aux dernières dorsales…
C’est ce rapport, et rien d’autre, qui donne la position au cavalier et lui fixe l’assiette, donc ses jambes et ses mains, et permet l’équitation juste.
Le travail du sellier, qu’il est inutile de décrire ici, consiste ensuite à positionner les hanches du cavalier en jouant sur la distribution des poussées de l’arrière du siège sur l’anatomie du cavalier -c’est-à-dire à libérer ses doigts- et à amplifier la vitesse de transmission entre le cheval et le cavalier par la structure interne de la selle.

Lorsque le bassin est positionné, l’assiette, les jambes et les mains sont fixes, les coudes ne sont jamais devant les hanches, les doigts et les hanches sont mobiles.
Le potentiel de confort relationnel est alors au maximum.

 

DESTINATION DE LA SELLE

Tout ce qui est décrit précédemment est général à mes selles, avec des spécificités selon les modèles.
La série SELLES D’ÉQUITATION D’EXTÉRIEUR privilégie le relationnel et le potentiel de transmission pour permettre une communication très fine avec le cheval, quel qu’en soit l’usage.
La série SELLES DE LOISIR (Cavalerie, Chevauchées, Lands, Trec, Vagabonde, Sentiers, Parcours) est conçue de manière à proposer une verticalité et un relationnel simples et accessibles à tous, pour un usage de promenade et de petite randonnée.
La série SELLES DE VOYAGE (Aventure, Voyages, Longues Distances, Globe Rider, Globe Runner), dans la même verticalité que les selles de loisir, est destinée à la longue randonnée, avec des caractéristiques techniques propres à cette pratique.
Les SELLES WESTERN sont construites également dans le souci de verticalité nécessaire au confort et à l’efficacité du cavalier.

C’est au cavalier qu’il convient de choisir la selle qui lui fait envie, une fois déterminés les modèles possibles pour le cheval.
Si on en a envie, il est parfaitement possible d’utiliser une Aventure ou une Light, par exemple, pour monter deux heures le dimanche dans le seul but du plaisir de s’imaginer en voyage ou d’être en communication fine avec son cheval.

Dans la limite du respect mental et physique du cheval qui est de la responsabilité du cavalier, l’équitation est un domaine de liberté.

 

LE TAPIS

Souvent sous-estimé, le choix du tapis est essentiel.
Tous les chevaux et toutes les selles ne demandent pas le même tapis, et toutes les activités, avec le même cheval, non plus.
Il est fréquent que des « problèmes de selles » soient seulement des problèmes de tapis.

Pour un usage de promenade, avec une selle à arçon simplement couvert cuir, il faudra un tapis avec surface portante et un bon amorti, de densité moyenne et d’épaisseur de 2 à 3 cm. Il y a d’excellents tapis western, qui font très bien l’affaire.
Avec une selle à panneaux cuir et feutre ou cuir et mousse, on pourra diminuer légèrement l’épaisseur, dans la même densité moyenne.

Pour un usage de randonnée, le tapis western sera utilement doublé d’un protège-sueur.

Pour un usage d’équitation plus sensitive, de la sortie de 2 heures à la course d’endurance de 160 km, le tapis sympamousse sera un excellent complément aux selles de la gamme « Equitation d’extérieur ».
Quand je courais une 160km, j’utilisais un seul tapis, le même que dans les sorties quotidiennes, pour toute la course. Les cavaliers avec des selles anglaises utilisant 6 tapis en mouton pour une course avec des pads de dos et de garrot supplémentaires m’ont toujours paru surréalistes… C’étaient d’ailleurs souvent les mêmes qui montaient en suspension… Comme si certaines selles avaient un lien évident entre manque de verticalité, maltraitance du dos du cheval, et défaut de transmission…

 

Quand j’avais plusieurs chevaux et que nous étions plusieurs cavaliers,
à chaque cavalier sa selle, à chaque cheval son ou ses tapis.

 

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Ces indications sont suffisantes pour se promener, randonner, voyager, courir en endurance, dans de bonnes conditions.

Pour ne pas blesser les chevaux, pour accéder au plus fin du confort relationnel, il faut le matériel, et il faut une méthode.
C’est, évoquée précédemment, l’autre histoire.